16/07/2006

Super Dragon Ball Z sur PS2

Super Dragon Ball Z

Quand on pense à Dragon Ball Z, l'image du super-guerrier flambant neuf aux cheveux hirsutes, nous vient forcément à l'esprit. On pourra même y rajouter des explosions atomiques, des combattants volant dans les airs, des immeubles qui s'écroulent sous le poids des déflagrations énergétiques et un petit chauve sans nez sautillant dans tous les sens...

source: http://www.jeuxvideo.com/articles/0000/00006725_test.htm


Super Dragon Ball Z

Quand on pense à Dragon Ball Z, l'image du super-guerrier flambant neuf aux cheveux hirsutes, nous vient forcément à l'esprit. On pourra même y rajouter des explosions atomiques, des combattants volant dans les airs, des immeubles qui s'écroulent sous le poids des déflagrations énergétiques et un petit chauve sans nez sautillant dans tous les sens. On pourra même y rajouter des explosions atomiques, des combattants volant dans les airs, des immeubles qui s'écroulent sous le poids des déflagrations énergétiques et un petit chauve sans nez sautillant dans tous les sens. Ainsi, on peut dire sans se tromper que ce qui a réussi aux dernières adaptations en date tient en un mot : fidélité. Fidélité des personnages, de l'ambiance, du scénario (enfin tout du moins dans la série des Budokai) et la joie de revivre des combats homériques qui se règlent aussi bien sur terre, dans les airs, sous la mer. Bien qu'on retrouve quelques aspects similaires dans Super Dragon Ball Z, l'orientation du jeu est davantage axée vers la création de personnages et un gameplay se rapprochant bien plus d'un jeu de combat de Capcom que d'un titre de Dimps plus grand public. Le résultat a donc de quoi surprendre, surtout si vous vous attendez à retrouver les mêmes sensations que dans la série des Budokai.

test Super Dragon Ball Z Playstation 2 Si vous achevez votre adversaire avec une attaque spéciale, vous aurez droit à ce genre de petite chose.

En premier lieu, Super Dragon Ball Z est un titre résolument arcade, ce qui est bien normal vu qu'il nous arrive de ce milieu-là. De fait, vous ne trouverez aucun mode Histoire et devrez vous contenter d'objectifs plus techniques regroupés sous la bannière de la personnalisation de votre combattant. L'un dans l'autre, c'est une manière différente d'aborder l'univers de Dragon Ball Z même si il est évident que ça ne plaira pas à tout le monde. Cela dit, il faut avouer que ladite création a bénéficié de beaucoup de soins. Tout commence par le choix de votre combattant parmi un panel de 18 guerriers, ce qui fait un peu pitié surtout en comparaison de ce qu'on trouvait dans la série des Budokai ou des Tenkaichi. Ensuite, il conviendra simplement d'enchaîner les combats dans les différents modes pour obtenir de l'expérience qui nous servira à débloquer plusieurs techniques. Une autre bonne idée vient du fait que les modes Arcade et Dragon Summoning sont liés puisqu'une fois que vous aurez terminé le premier, vous obtiendrez sept boules de cristal qui vous serviront à invoquer Shenron dans le second. A ce niveau, vous aurez l'occasion de choisir entre plusieurs voeux qui seront autant de moyens d'augmenter votre défense, de gagner de nouveaux mouvements ou de débloquer des personnages supplémentaires.

test Super Dragon Ball Z Playstation 2 Une fois que vous aurez acquis suffisamment d'expérience, ne vous privez pas pour acheter de nouvelles techniques.

En parlant de combattants, on est un peu décontenancé par le choix de ces derniers. En fait, le principal problème vient du fait que les personnages cachés ne sont que des variantes des héros déjà disponibles. Au final, on se retrouve dès le départ avec Goku, Gohan, Vegeta, Freezer, Cell, Majin Buu, C16, C17, C18, Krilin, Chichi, Trunks et enfin Petit coeur. S'ajoutent à cette première liste, un nouveau "modèle" de Gohan (avec son épée et son costume obtenus au paradis), Freezer dans sa version mécanique (visible dans la série lorsqu'il revient sur Terre, juste avant de se faire battre par Trunks), Majin Vegeta, Videl et Piccolo (le grand méchant de la fin de la période Dragon Ball). C'est peu, très peu et on a un peu de mal à se satisfaire de cette maigre pitance d'autant que la maniabilité n'est pas optimale. Pour être plus précis, la jouabilité s'apparente beaucoup à celle d'un jeu Capcom ou Sammy dans le sens où la plupart des coups s'effectuent à l'aide d'arcs de cercle. Autant dire que ça nous change drôlement des combinaisons de touches des précédents Dragon ball Z. Dans tout ça, la manette PS2 n'ayant jamais été reconnue pour très fiable pour ce genre de manipulations, on a vraiment du mal à rentrer dans le jeu.

test Super Dragon Ball Z Playstation 2 Les décors sont destructibles mais malgré cela, les affrontements restent trop statiques.

L'autre gros problème du jeu, outre ses graphismes très moyens, est dû à la grande mollesse des combats. Les personnages se déplacent avec la grâce d'un pachyderme et s'il est possible de voler ou de se déplacer plus rapidement, l'impression de vitesse et de puissance ne transparaît jamais. Bien entendu, une fois qu'on maîtrise un peu mieux, les affrontements deviennent plus dynamiques mais c'est assez anecdotique. Ce qui l'est moins en revanche est le petit prix de vente du soft, trente euros, ce qui est une bonne chose d'autant que le titre accepte le 60 Hz. Mais est-ce suffisant pour se laisser tenter par ce nouveau déchaînement d'énergie ? Honnêtement j'en doute, surtout si vous ne possédez pas encore le premier Tenkaichi bien plus convaincant à tous les niveaux. L'embêtant dans tout ça est que ce Super Dragon Ball Z ne parlera pas forcément aux amateurs de baston qui préféreront se tourner vers des séries comme Tekken, Virtua Fighter, Guilty Gear ou Street Fighter. Quant au grand public, je doute qu'il y trouve également son compte. Au final, voici bien une oeuvre bâtarde qui n'a pas vraiment réussi à trouver le juste équilibre entre jouabilité et sensations, ce qui est tout de même dommage, surtout pour du Dragon Ball Z.

source: http://www.jeuxvideo.com/articles/0000/00006725_test.htm

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